MODULES DE FORMATION

Module de formation sur la gestion des exploitations agricoles urbaines
 

Le présent module s’inscrit dans le cadre du renforcement de capacités en gestion en général et en crédit en particulier. L’objectif global de ce module est le renforcement de la capacité de prise de décision pour l’amélioration des performances techniques, économiques et financières des agriculteurs et agricultrices des zones urbaines et périurbaines concernées par ce projet. Les activités de ces acteurs sont en général le maraîchage, l’élevage, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, la pêche etc… De façon spécifique ce module vise à : Favoriser une bonne compréhension des divers concepts et terminologies de la gestion ; Faire assimiler aux agriculteurs la démarche de mise en œuvre d’une bonne gestion et les divers outils utilisés ; Faire approprier aux participants le mode d’utilisation et d’analyse de ces outils. La méthodologie préconisée est essentiellement participative pour prendre en compte le savoir et le savoir-faire des participants. Pour ce faire, elle consiste en un exposé suivi de discussions de groupes, de présentations en plénière pour un échange interactif

Formation sur la cartographie des incidences
 
La Methode Active De Recherche Et De Planification Actives (MARP)
   

La MARP est un procédé systématique et progressif d’apprentissage et d’appréhension des conditions de vie des populations. C’est une méthodologie qui fait appel à de petites équipes multidisciplinaires qui emploient une gamme variée d’outils et de techniques spécialement sélectionnées pour faciliter la compréhension et une perception juste des contextes de développement, en s’efforçant de recueillir les connaissances des populations et en les combinant à l’expertise scientifique.
La valeur de l’information issue de la MARP se jauge principalement d’après son utilité pour la prise de décision qui exige que l’on comprenne les opinions, les comportements et les attitudes des populations. La MARP est fortement conseillée dans le cadre de l’étude des contraintes et des opportunités du développement local :

      • évaluation des besoins de la communauté ;
      • études de factibilité et évaluation de l’innovation ;
      • planification participative des projets avec les populations ;
      • études de faisabilité participative ;
      • monitoring et évaluation ;
      • communication participative pour le développement ;
      • etc.

Les objectifs de la session poursuivent :

      • un développement d’une culture managériale participative de la gestion urbaine ;
      • un renforcement des capacités dans le domaine de la gestion et de la planification
        avec les groupes communautaires de base ;
      • une bonne prise de décision dans les actions du développement local.


Le Self-Esteem Strenghts, Resourcefulness, Action, Responsibility (SARAR)

Le lourd tribut que les populations de l’Afrique Subsaharienne continuent de payer au manque d’eau potable et à l’insalubrité justifie la volonté de l’Institut Africain de Gestion Urbaine (IAGU) de développer et de disséminer des outils d’animation et de planification fondée sur la participation communautaire comme le SARAR. Entre 1985 et 1990, 51 % seulement de la population urbaine avaient accès à des installations sanitaires contre 16 % de la population rurale. A la même période, 68 % de la population urbaine contre 26 % de ruraux avaient accès à l’eau potable.
Cette situation explique, en grande partie, le taux de mortalité infantile (103 pour 1000 naissances vivantes contre 71 pour 1000 pour l’ensemble des pays en développement) et le taux tout aussi élevé de mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans (160 pour 1000 naissances vivantes).
C’est dans ce contexte qu’on doit saisir tout le sens de l’inscription du module SARAR dans le programme de formation et de renforcement des capacités de l’IAGU.
Le SARAR est une méthode participative qui a été développée au cours de la Décennie Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (DIEPA) dans le cadre des activités du programme PROWESS/PNUD. Il vise à promouvoir des comportements en matière d’hygiène, des améliorations en matière d’assainissement et la gestion communautaire des réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement au moyen de techniques particulières fondées sur la participation.
Les objectifs de la session poursuivent :

      • Une formation pour l’éducation à la santé et dans les communautés en utilisant des
        approches participatives ;
      • Une formation à la formulation, à la conduite et à l’évaluation des programmes
        d’AEP et d’assainissement communautaires
        ;

Une formation à l’animation sociale pour agir sur les comportements d’hygiène
des groupes et des communautés.

Le Processus De Planification Et De Gestion De L'environnement (PGE)

Le processus de Planification et de Gestion de l’Environnement (PGE), comme dans sa version anglaise sous le vocable de Environmental Planning and Management (EPM), est une technique d’expérimentation sociale de l’Agenda 21 en milieu urbain. Il vise à asseoir un exercice de planification et de gestion de l’environnement urbain par une concertation permanente entre les différents acteurs et une coordination intersectorielle des activités dans une dynamique privilégiant la participation. Il est parfois dénommé dans la littérature du développement «Consultation de Ville/ City Consultation» et ceci pour rendre compte de l’importance à ce que tous les pôles de décision et les organes d’exécution se coalisent à l’échelle globale de la ville prise comme entité spatiale en vue de réfléchir et de solutionner, dans une dynamique interactive, un problème d’intérêt local.
Le processus de la consultation de ville passe schématiquement par les trois (3) étapes suivantes :


Etape 1: l’évaluation environnementale comprenant:

  • la préparation d’un audit environnemental (profil) de la ville ;
  • l’organisation d’une consultation locale pour identifier les problématiques prioritaires
    et mettre en place des groupes de travail.

Etape 2: la formulation d’une stratégie et la préparation de plans d’actions par les
groupes de travail intersectoriels et leur validation communautaire dans le cadre
d’un diagnostic participatif (MARP, Focus Group) avec un forum des habitants.


Etape 3: l’institutionnalisation du processus PGE qui vise, à travers la mise en œuvre concrète des actions, l’information, la formation, le suivi-évaluation pour une mise à disposition d’un cadre stratégique qui servira de support de référence pour tous les acteurs et sur lequel vont désormais s’inscrire toutes les actions œuvrant pour le développement durable de la zone ciblée.
Le PGE est fortement usité par l’Institut Africain de Gestion Urbaine (IAGU) en Afrique Francophone autour de problématiques différentes et souvent en partenariat avec le Programme Sustainable Cities Programme (SCP) du Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains (CNUEH), le Bureau pour l’Afrique du Programme de Gestion Urbaine (PGU), le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), etc. C’est assurément un outil de planification qui croit d’importance pour les professionnels de la ville, au regard de son efficacité et de sa capacité d’engager des ruptures positives dans les relations inter-acteurs.
Les objectifs du module PGE poursuivent :

    • un renforcement de capacités des professionnels de la ville en matière de planification et de gestion de l’environnement urbain ;
    • la mise à disposition de cadre stratégique consensuelle et d’informations pertinentes pour engager des actions efficientes, durables et bâties autour de cadres de mobilisation sociale ;

une gestion participative de la cité incluant tous les acteurs dans une structure égalitaire
de communication et de décision.

La Gestion Des Dechets Solides Urbains

La gestion des déchets solides municipaux était naguère perçue comme une banalité dans les représentations des citadins qui bougeaient avec l’illusion que de simples solutions peuvent être proposées pour venir à bout de la lancinante question de la collecte, l’évaluation et le traitement des ordures ménagères et des déchets dangereux. Le cadre réglementaire du secteur des déchets est généralement inexistant, voire obsolète vis-à-vis des besoins actuels. Les modes opératoires d’interaction entre les différents acteurs sur le terrain font apparaître des conflits de compétence entre les services ministériels, les appareils municipaux, les ONG et la société civile qui a tendance à s’inspirer des modèles non-conventionnels pour arrimer des réponses communautaires aux problèmes environnementaux et sanitaires que posent les déchets solides municipaux. On voit fleurir des initiatives de prestation privée de collecte en échange d’une rémunération directe ou sur la base d’un partenariat public-privé-communal.
Les textes qui organisent la décentralisation restent toujours contradictoires et/ou muets sur certains aspects-clés peuvent entretenir, de manière durable, la coordination intersectorielle des activités.
Les objectifs de la session poursuivent :

    • Un renforcement des capacités en matière de gestion et de planification du service des déchets solides urbains ;
    • La mise à disposition de cadres institutionnel et réglementaire lisibles dans les municipalités africaines ;

Un mécanisme dynamique de transfert de connaissances sur les nouvelles tendances de gestion.


Projets en cours
Projet de planification stratégique pour les 10 Pôles de Développement (PDD) en République Centrafricaine (RCA)
 
Vers une collectivité productive à Malika (Sénégal) : une expérience d’aménagement participatif
 
Villes Agricoles du Futur
 

Promotion des Filières Agricoles Urbaines Porteuses (PROFAUP)

 

Décharge de Mbeubeuss : Impacts et amélioration des conditions de vie et de l'environnement à Diamalaye (Malika)

 
Préparation à la gestion des périls naturels et des risques liés aux changements climatiques à Dakar, Sénégal
 
Le Programme Villes Durables : Partenariat pour le Développement Durable à Long Terme (PLUS) en Afrique
 
GEO (Global Environment Outlook) Dakar
 
Projet de suivi et de consolidation des Agendas 21 locaux au Sénégal

Ce rapport rend compte des résultats des activités de l'IAGU de 2004 à 2007